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dimanche 9 janvier 2011

The Kinks en concert à Paris en 1965


Le 7 juillet 1965, The Kinks se produit à la Mutualité, à Paris. Un concert de 20 minutes, pas une de plus. L'événement est filmé par l'ORTF pour l'émission Discorama (diffusée le dimanche à 12h30 !). On y voit surtout l'excitation du public, assis, mais criant et trépignant à l'écoute des Kinks. En 18 mois, le groupe, composé des frères Ray et Dave Davis, Pete Quaife et Mick Avory, a déjà publié sept singles et deux albums. Le 4 août 1964, "You Really Got Me" sortait dans les bacs et allait devenir numéro 1 au Royaume-Uni. 3 mois plus tard, The Kinks enchaînait avec "All Day and All of the Night". La machine était lancée.

Le concert intégral de la Mutualité est visible ici.

Setlist
1. Bye Bye Johnny
2. Louie Louie
3. You Really Got Me
4. Got Love if You Want It
5. Long Tall Shorty
6. All Day and All of the Night
7. You Really Got Me (seulement le riff d'introduction)
8. All Aboard


"You Really Got Me"
On notera la jolie jeune femme à la toute fin de la vidéo.

samedi 9 octobre 2010

Le Velvet Underground à l'honneur en France en 1972

Le 10 juin 1972, la télévision française se surpassa par le biais de l'émission Pop 2 en diffusant un reportage de 23 minutes sur le concert de Lou Reed, John Cale et Nico, interprété au Bataclan à Paris le 29 janvier 1972. Un concert mythique disponible en édition pirate pendant de nombreuses années avant d'être officiellement édité en 2004 (en quantité limitée et numérotée). En 1972, le Velvet Underground était dissout depuis deux ans et Lou Reed, par la grâce de David Bowie, commençait à devenir un artiste reconnu.



La télévision française avait filmé le concert en intégralité et de façon remarquable. Sans être sûr à 100 %, je crois que c'est Philippe Garrel, le cinéaste et compagnon de l'époque de la chanteuse Nico, qui tient la caméra. Cette hypothèse est renforcée par l'utilisation systématique du plan séquence, une pratique chère à Philippe Garrel dans les années 1960-70. Quoi qu'il en soit, les images sont superbes. Les extraits du concerts sont entrecoupés de commentaires de Philippe Paringaux et Yves Adrien, alors critiques à Rock & Folk. Yves Adrien allait publier quelques mois plus tard son manifeste "Je chante le rock électrique", véritable panégyrique à la gloire des Stooges, des Flamin' Groovies, des New York Dolls et de Kim Fowley. Rétrospectivement, on ne peut qu'acquiescer.

L'émission Pop 2 diffuse les chansons suivantes : "Berlin", "Waiting for the man", "Heroin", "Ghost Story" et "Femme Fatale".

dimanche 29 août 2010

The Libertines - Live @ Reading Festival (28.08.2010)


The Libertines a donné au festival de Reading, le 28 août 2010, le dernier de ses quatre concerts de "reformation". On ne sait toujours pas aujourd'hui si le groupe compte effectuer une tournée ou enregistrer un nouvel album.

Setlist
01) Horrorshow
02) The Delaney
03) Vertigo
04) Last Post On The Bugle
05) Tell The King
06) Boys In The Band
07) Music When The Lights Go Out
08) What Katie Did
09) What Became Of The Likely Lads
10) Can't Stand Me Now
11) Death On The Stairs
12) The Ha Ha Wall
13) Don't Look Back Into The Sun
14) Time For Heroes
15) Time For Heroes 2
16) The Good Old Days
17) Radio America/Up The Bracket
18) What A Waster
19) I Get Along

Bootleg : concert intégral à télécharger ici (téléchargement direct) ou (torrent). L'enregistrement provient de la vidéo du concert, diffusé en direct par la BBC 3. Le son est donc excellent, de qualité professionnelle.


The Libertines : The Delaney.

jeudi 8 juillet 2010

Pete Doherty - Live @ La Cité de la Musique (07.07.2010)


Bootleg du concert cliquez ici.

Cinquième ou sixième concert de Pete Doherty à Paris cette année, cette fois-çi dans le cadre du festival Days Off. L'affiche annonçait "Pete Doherty + Guests". En vérité, c'est bien seul que le musicien débarque sur scène, accompagné de sa guitare et d'une bouteille de vin. Dans une salle aussi froide que celle de la Cité de la Musique, qui ressemble plus à une salle de mariage post-moderne, Pete Doherty n'a aucun mal à instauré une ambiance propice à un concert acoustique chaleureux et bon enfant. C'est bien sûr moins intimiste que son dernier concert à la Maroquinerie mais le cœur y est.


Comme ces derniers temps, en France ou à l'étranger, le concert de Pete mélange des chansons des Babyshambles, un ou deux classiques Libertines, des titres de son album solo, des morceaux plus anciens, parfois jamais sortis officiellement (comme ici "The Sweet by By/Song They Never Play On Radio" qui date pourtant de 2004) et des reprises : ici, une tentative de "Blue Moon" et "Robin Hood" d'Ocean Colour Scene. On se souvient que sur les séances d'enregistrement des Libertines de New York en 2003, Pete reprenait déjà seul à la guitare "Huckleberry Grove" d'Ocean Colour Scene, un groupe peu connu en France.



Le public a eu le droit à un peu de spectacle : c'est toujours amusant de voir le comportement de Pete Doherty entre les chansons. Pete a répondu à quelques demandes du public comme le titre "France" et "The Good Old Days" mais a refusé de jouer des chansons comme "The Boy Looked at Johnny" (ma demande personnelle), "Up The Bracket" ou "Music When The Lights Go Out".



Un bon concert donc, bien qu'un peu court : 65 minutes. Un quart d'heure supplémentaire n'aurait fait de mal à personne d'autant que le public était réellement conquis.

Setlist

1) Arcady
2) Last of the English Roses
3) Sweet By and By / Songs They Never Play On Radio
4) From Bollywood To Battersea
5) For Lovers
6) You're My Waterloo
7) Sheepskin Tearaway
8) France
9) Can't Stand Me Now
10) Blue Moon
11) Back From the Dead
12) Salomé
13) The Good Old Days
14) The Lost Art of Murder
15) Robin Hood (Ocean Colour Scene)
16) Smashing
17) Albion

lundi 10 mai 2010

Pete Doherty - Live @ La Maroquinerie (09.05.2010)




Deuxième concert de Pete Doherty à la Maroquinerie, annoncé seulement quelques jours avant la performance, comme le précédent, le 28 novembre 2008. Par bonheur, le bootleg du concert est déjà disponible en bas du post, grâce à la générosité de l'ingénieur du son... puisque le bootleg est un "sounboard", comme on dit.

En premières parties, Anto Dust, chanteuse folk très british ; puis Alan Wass, l'éternel protégé de Pete Doherty, qui n'arrive toujours pas à percé depuis plus de 5 ans et enchaîne les premières parties. Il a pourtant quelques bonnes chansons à son répertoire.


En grande forme et de bonne humeur, Pete Doherty monte sur scène à 21h30 pour la quitter à 22h40, après avoir délivré un bon set incluant des titres de son album solo, des classiques des Libertines, quelques raretés (la sympathique "Hooligans on E", au texte assez drôle) et même une nouvelle chanson. A noter, qu'à part "The Lost Art of Murder", aucun titre écrit avec les Babyshambles n'a été joué.

Bonne ambiance, bon public, pas trop de téléphones portables tenus à bout de bras par des groupies hystériques à la voix stridente. Pete Doherty s'amuse parfois avec le public, fait une pause clope, fait plaisir à certains en jouant des titres demandés à la sauvette. Étrangement, le concert se termine par un "For Lovers" poignant, interprété par un Pete ému qui venait de faire référence à l'auteur original du morceau, Wolfman, "probablement en train de mourir dans une cave", dixit Doherty. Un ange passe.

Le prochain rendez-vous avec l'artiste est prévu pour le 7 juillet. A moins d'un nouveau concert impromptu.


Extrait de la nouvelle chanson de Pete Doherty.


"What Katie Did", classique parmi les classiques.

Setlist
01. Lady Don’t Fall Backwards
02. From Bollywood To Battersea
03. Last Of The English Roses
04. Dilly Boys
05. What A Waster
06. Love Reign O’er Me
07. You’re My Waterloo
08. Ballad of Grimaldi
09. Time For Heroes
10. The Lost Art Of Murder
11. Music When The Lights Go Out
12. New Song (« You’re Going Nowhere »)
13. The Good Old Days
14. Salomé
15. Albion
16. Can’t Stand Me Now
17. What Katie Did
18. Hooligans On E
19. For Lovers

Bootleg "soundboard" du concert : http://www.sendspace.com/file/s4ilqa

mardi 6 octobre 2009

Pete Doherty au Zénith (05.10.2009)




Nouvelle date de Pete Doherty à Paris pour soutenir son album solo Grace/Wastelands après ses deux excellents concerts du Bataclan les 9 et 10 mars derniers). En première partie, Adam Ficek, le batteur des Babyshambles et unique membre du groupe Roses Kings Castles, livre un concert acoustique de 15 minutes avant de laisser la place à Dot Allison, elle aussi seule à la guitare, qui interprète des morceaux de son dernier album Room 7 1/2, ainsi que "Teardrop" de Massive Attack.

Dot Allison : Room 7 1/2.

S'ensuit un concert de Graham Coxon, ancien guitariste de Blur, guitariste sur l'album solo de Pete Doherty et auteur du récent album Spinning Top. Soutenu par un groupe batterie/basse/choristes, Graham Coxon, une personnification possible de l'anti-charisme, commence à la guitare acoustique avant de se mettre à l'électricité et de délivrer des soli bruitistes dans le style de Sonic Youth (et des albums de Blur : Blur et 13) noyés dans les pédales d'effets et la saturation. Un bon concert de 30 minutes.

Graham Coxon : un excellent guitariste.

A 21h50, le public s'impatiente et on entend les inévitables personnes lourdingues du public (des filles et des mineurs, parfois les deux en même temps) s'emporter contre Pete Doherty et ses annulations de concerts (tout en sachant qu'en France, à part le premier concert de Babyshambles au Bataclan en 2006, commencé à 23h, et à part une annulation au Grand Rex en 2008 à cause d'une défaillance de l'Eurostar, Pete Doherty n'a jamais raté un concert à Paris). Finalement, l'artiste arrive sur scène sous les cris hystériques de ceux, surtout celles, qui proféraient des propos menaçants à son encontre cinq minutes auparavant. Les gens sont formidables. Après quelques mouvements de foule violents et toujours sympathiques qui font le ménage dans les premiers rangs (les moins de 12 ans décident sagement de rejoindre les gradins), le public se calme et peut alors se livrer à cette véritable plaie des concerts : sortir son téléphone portable et filmer le concert au lieu de le regarder. A part ça, le concert est bon mais moins transcendant que ceux du Bataclan. De fait, le Zénith est une salle trop grande dépourvue de caractère, et la voix du chanteur est tantôt inaudible tantôt noyée dans un écho pénible. Une solution : qu'on détruise le Zénith ou qu'on embauche de véritables ingénieurs du son.

Setlist initiale du concert : finalement, "Palace of Bone", "New Love Grows on Trees", "What Katie Did" et "Through the Looking Glass" ne seront pas jouées. Too bad.

Comme pour les concerts du Bataclan, Pete Doherty est entouré d'un groupe et d'un trio à cordes. On remarque que le producteur Stephen Street joue de la guitare sur presque tous les morceaux. Les meilleurs moments sont incontestablement l'enchaînement de "32nd of December" et "A Rebours" du premier album des Babyshambles, Down In Albion, et le rappel : "Bollywood to Battersea", "Time for Heroes", dédicacée à John et Sean Lennon, et l'inévitable "Fuck Forever" où Pete monte sur la batterie d'Adam Ficek avant de s'y vautrer. Destroy and funny. Ni excellent ni mauvais, ce concert est en partie gâché par une salle froide inadéquate à des concerts et un manque d'engagement de Pete Doherty, visiblement distant. Vivement le prochain Bataclan.


Setlist:
1) Last of the English Roses
2) A Little Death around the Eyes
3) Salomé
4) For Lovers
5) Back From the Dead
6) Lady Don't Fall Backwards
7) Ballad of Grimaldi (solo)
8) Forever Blowing Bubbles (solo)
9) Don't Look Back Into the Sun (solo)
10) Music When the Lights Go Out (solo)
11) Aracadie
12) 1939 Returning
13) Sheepskin Tearaway (avec Dot Allison)
14) 32nd of December
15) A Rebours
16) Sweet By and By
17) Broken Love Song
18) Albion
19) Bollywood to Battersea
20) Time For Heroes
21) Fuck Forever

lundi 29 juin 2009

The Dead Weather à la Cigale (29.06.2009)




Le groupe du moment vient de jouer leur seule date en France. The Dead Weather est un "super groupe", dans la tradition des années 1960, monté par des musiciens de renom: Jack White, guitariste des White Stripes, officie à la batterie. Alison Mosshart, des Kills, s'occupe des voix. Jack Lawrence, des Greenhornes et des Raconteurs, tient la basse. Dean Fertita, des Queens of the Stone Age, s'exécute à la guitare et au clavier. Le groupe a l'excellente idée de partir en tournée avant la sortie de leur album Horehound, prévu pour la mi-juillet. Du coup, la surprise est totale et le public peut écouter les morceaux sans préjugé.

Alison Mosshart, hippie trash chic.

Suite à une semaine anglaise couronnée de succès, The Dead Weather investit la Cigale pour un concert événement. En cette période de chaleur intolérable, la Cigale, un ancien théâtre bien chiadé avec balcons, ressemble plus à une buanderie qu'à une salle de concert. Dans une véritable fournaise, le groupe fait son entrée en scène en jouant deux morceaux tout à fait sauvages, alternant minimalisme blues et ambiance psychédélique. Les références à Robert Johnson et Led Zeppelin sautent aux oreilles sans que The Dead Weather vire au plagiat. Jack White, bras de bucheron, mitraille sa batterie sans oublier de faire tourner ses baguettes, de les lancer et de les rattraper au vol sans perdre le rythme. Jack Lawrence joue ses parties de basse sans faire de démonstration tapageuse. Dean Fertita, avec des faux airs de Jon Spencer, joue impeccablement des riffs minimalistes agrémentés de soli très aigus joués en fin de manche et traités avec des pédales d'effets tantôt bruitistes tantôt psychés. Alison Mosshart, égérie hippie trash chic façon Jennifer Herrema de Royal Trux, s'agite de droite à gauche, se penche sur son pied de micro et minaude derrière sa crinière châtain.

Jack White la castagne.

60 minutes de concert sans concession où Jack White prend la guitare une seule fois pour livrer une ballade blues qui décolle au bout de plusieurs minutes à coups de riffs à la James Williamson. Après une courte pause, The Dead Weather revient sur scène pour un rappel qui tourne un peu au concours de slams. Ovation du public. Très bon concert.


"Hang You From The Heavens"

jeudi 12 mars 2009

Pete Doherty au Bataclan (10.03.2009)


Second concert de Pete Doherty au Bataclan. Vers 20h15, un bus anglais à deux étages se gare devant la salle. A l'intérieur, Pete pousse la chansonnette devant une dizaine de gagnants à un concours Virgin Radio.


Paris by night with Pete Doherty: "Can't Stand Me Now"


Le concert est à peu près le même que celui de la veille. Pete commence seul par "Your My Waterloo" avant d'être rejoint par le groupe: trio à cordes, Drew, Adam, Graham Coxon et compagnie. Un groupe bien rôdé qu'on a plaisir à entendre. "I Am the Rain" et le jazzy "Sweet By and By" font forte impression. Mais c'est surtout le rappel qui met les choses au point. L'enchaînement de "Side of the Road", "Time for Heroes" et Fuck Forever" provoque une succession de pogos plus ou moins sauvages. Et il y a encore des gens pour douter du talent de Pete Doherty ?


"Music When the Lights Go Out"

Setlist:
1) You’re my Waterloo (solo)
2) Arcadie
3) Last of the English Roses
4) 1939 Returning
5) A Little Death Around the Eyes
6) Salomé
7) Through The Looking Glass
8) Palace Of Bone
9) Love Reign O’er Me (solo)
10) Music When the Lights Go Out (solo)
11) The Good Old Days (solo)
12) I Am the Rain (avec Jack Robinson)
13) Sheepskin Tearaway (avec Dot Allison)
14) Lady, Don't Fall Backwards
15) Sweet By and By
16) New Love Grows on Trees
17) Broken Love Song
18) Albion
19) Back From the Dead
20) Side of the Road
21) Time for Heroes
22) Fuck Forever

PS : courtoisie à LBG pour les vidéos et les photos.

Pete Doherty au Bataclan (09.03.2009)

The boy is back in town. Une semaine avant la sortie de son très bon album solo Grace/Wastelands, Pete Doherty donne deux concerts au Bataclan. En solo ? Pas vraiment puisque la scène accueille parfois jusqu'à neuf musiciens sur scène: un trio à corde, un joueur de mélodica, un pianiste, Adam Ficek à la batterie, Drew McConnell à la basse et Graham Coxon à la guitare. Le guitariste de Blur a d'ailleurs participé à la conception de Grace/Wastelands.

Le concert commence avec Pete seul à la guitare pour le classique des Libertines "Music When the Lights Go Out". Le reste du concert alterne les titres de l'album solo joué en groupe et une petite partie acoustique solo où Pete reprend quelques titres des Libertines dont "Don't Look Back into the Sun".

Grace/Wastelands: l'album tant attendu...

Les points forts du concert sont "The Last of the English Roses", "Palace of Bones", "Broken Love Song" et le final "Times for Heroes". D'un point de vue général, le concert est excellent, sans temps mort, avec un groupe au point et un Pete en grande forme. Et très heureux puisqu'il termine le concert par un slam pour le bonheur du public et du service de sécurité.


"Time for Heroes" et le slam de Pete.

Setlist:
1) Music When the Lights Go Out (solo)
2) Arcadie
3) Last of the English Roses
4) 1939 Returning
5) A Little Death Around the Eyes
6) Salomé
7) Through the Looking Glass
8) Palace of Bone
9) Death on the Stairs (solo)
10) Tell the King (solo)
11) Don't Look Back Into the Sun (solo)
12) I Am the Rain (avec Jack Robinson)
13) Sheepskin Tearaway (avec Dot Allison)
14) Lady Don't Fall Backwards
15) The Sweet By and By
16) New Love Grows on Trees
17) Broken Love Song
18) Albion
19) Ballad of Grimaldi (solo)
20) Time for Heroes

samedi 29 novembre 2008

Pete Doherty @ La Maroquinerie (28.11.2008)

(photo Oliver Peel)

Concert événement de l'enfant terrible du rock anglais, Pete Doherty, de passage à Paris pour l'enregistrement de son album solo, véritable arlésienne, puisque cet album est mentionné depuis plusieurs années. Programmé seulement le mercredi 26, les 500 places du concert se sont vendues en quelques heures.

A 20h30, les portes de la Maroquinerie sont toujours fermées et une longue queue de fans attend patiemment dans le froid, filmée par une équipe de télé. Puis, au bout de la rue, arrive Pete, à pied, chapeau sur la tête et étui de guitare à la main. La grande classe. Applaudissements nourris, cris stridents de groupies, évanouissements d'adolescentes, etc...

Pete fumera plusieurs cigarettes sur scène. Un vrai dur, ce Pete ! (photo Oliver Peel)

Les portes de la Maroquinerie s'ouvrent enfin vers 21h et Pete monte sur scène à 21h15 alors que tout le monde n'est pas entré dans la salle. Dommage puisque Pete ouvre le bal avec "Alone Again Or", une reprise de Love, extraite du mythique album Forever Changes. Pete quitte la scène et laisse la place à Miggles, un français, qui joue trois morceaux, puis Pete revient et interprète "Beg Steal or Borrow"... avant de partir et de présenter un autre groupe français, The Nellingtons, copieusement sifflé par la foule qui veut voir Pete jouer. Le calvaire des Nellingtons durera le temps de trois chansons et le concert de l'ex-Libertines commence enfin.

(photo Oliver Peel)

Pete joue deux morceaux qui seront peut-être sur son album: "New Love Grows On Tree" et "Palace Of Bone". Sinon le set mélange des titres anciens (l'excellent "Bucket Shop"), des titres des Libertines ("What A Waster" et "Don't Look Back Into The Sun"), des titres des Babyshambles (l'inévitable "Fuck Forever" ou "La Belle et la Bête"). Pete est en forme et prend visiblement du plaisir à jouer. Un invité de marque le rejoint sur scène: Wolfman, l'auteur de la chanson "For Lovers". Wolfman est complètement défoncé, il peine à ouvrir les yeux et parvient difficilement à marmonner des bribes de mots. Commentaire d'un type dans le public: "J'ai déjà vu des mecs défoncés sur scène mais là, c'est le numéro un". Pas faux. La fin du concert est vraiment excellente, Pete enchaîne les succès des Libertines ("Time For Heroes "et "Can't Stand Me Now", joué à la demande du public) , le blues "Wolfman", très énergique, et termine avec "There She Goes", une reprise des La's. D'après les rumeurs, Lee Mavers, le chanteur des La's, a participé à l'enregistrement de l'album solo de Mister Doherty, brisant ainsi un silence artistique d'une dizaine d'années.

Wolfman sur scène... Pete Doherty prend soin de son compagnon de défonce (photo Oliver Peel)

Setlist:
1) Alone Again Or (Love)
2) Beg Steal Or Borrow
3) New Love Grows On Tree
4) East Of Eden
5) Albion
6) Bucket Shop
7) Palace Of Bone
8) What A Waster
9) My Darling Clementine
10) Dilly Boy
11) The Good Old Days
12) Don't Look Back Into The Sun
13) Fuck Forever
14) Death On The Stairs
15) Last Post On The Bugle
16) Unbilotitled
17) For Lovers (avec Wolfman)
18) La Belle et la Bête
19) Back From The Dead
20) Time For Heroes
21) Can't Stand Me Now
22) Wolfman (avec Wolfman)
23) There She Goes (The La's)

Extraits vidéos du concert:


"Alone Again Or" de Love


"Fuck Forever"


"What A Waster"


"Can't Stand Me Now", "Wolfman", "There She Goes"

mercredi 1 octobre 2008

Conor Oberst & The Mystic Valley Band @ Le Nouveau Casino, Paris (13.09.2008)

Nouveau Casino. Salle intimiste, lustres et bières servies dans des verres... en verre. Conor Oberst & The Mystic Valley Band joue ce soir. Un peu étrange pour un musicien de ce talent de ne pas jouer à l'Elysée-Montmartre ou une salle plus grande.

A juste titre, Le Nouveau Casino est comble. Le groupe délivrera un set de 90 minutes (60 minutes + 30 minutes de rappel). Outre trois ou quatre ballades jouées presque en solo, le concert est plutôt énergique, les titres étant interprétés avec plus d'entrain que sur album (Conor Oberst). Le Mystic Valley Band et Conor Oberst se composent de trois guitaristes (comme le Brian Jonestown Massacre, c'est une mode ou quoi ?), un bassiste, un batteur et un clavier.

Le groupe sonne tantôt country ("Sausalita" donne envie d'acheter une voiture et de silloner au hasard les routes désertes du Midwest), tantôt folk west-coast, tantôt Bob Dylan & The Hawks (le jeu du clavier n'y étant pas étranger). Conor Oberst chante vraiment bien et sa voix est à plusieurs reprises mises en avant par un écho cathédralesque qui sied à l'ambiance cosy de la salle.

Penché sur sa guitare acoustique comme un bossu postillonnant ses textes aromatisés à la Corona pour le plus grand plaisir du premier rang du public, Conor Oberst joue tous les titres de son dernier album, des inédits et des reprises chantées par les autres membres du groupe. A noter une version déjà mythique de "I don't want to die (in the hospital)".


Le clip du single "Souled Out!!!" de Conor Oberst & The Mystic Valley Band. "Rather cool..."