
"Dieu a créé le Paradis, l'homme a créé l'Enfer", telle est la phrase choc inscrite sur le poster du troisième long-métrage du réalisateur russe Andrey Iskanov. Ce dernier s'est fait connaître en 2003 avec un premier opus remarqué dans le cénacle du cinéma d'horreur, Nails, qui narre les péripéties d'un homme qui se plante des clous dans le crâne pour atténuer des maux de tête. Iskanov développe un cinéma sans concession et assez dérengeant graphiquement. Le Russe n'hésite guère à provoquer le spectateur en lui montrant des scènes violentes en gros plans...
Cette infirmière joue de la guimbarde pendant que derrière elle, un "médecin" découpe une tête à la hâche...
Cette infirmière joue de la guimbarde pendant que derrière elle, un "médecin" découpe une tête à la hâche...
Philosophy Of A Knife est un film historique de 4h30 qui tient autant du documentaire que de la fiction. Entre 1937 et 1945, en Mandchourie, le gouvernement japonais à ouvert un camp d'expériences scientifiques surnommé Unité 731. En résumé, pour rivaliser avec les avancées scientifiques américaines et européennes, le Japon a décidé d'ouvrir un camp où des expériences sont pratiquées sur des humains, au mépris de toute éthique et toute humanité. Iskanov mêle images et films d'archives, témoignage d'un médecin russe qui a participé au procès de ces bouchers nippons et reconstitutions "fidèles" de ce qui se passait dans les laboratoires de l'Unité 731. Le film est ainsi en grande partie en noir et blanc, et Iskanov, comme Tarantino pour Death Proof, maltraite sa pellicule pour la rendre "datée". Heureusement pour le spectateur, le noir et blanc atténue l'horreur des images, qui ne sont pas ici saturées de rouge sang ou autres vives couleurs organiques.
Le lot des horreurs est quand même conséquent et on a le droit d'être mal à l'aise devant certaines scènes, en concevant qu'elles sont crédibles et qu'elles pouvaient être bien pires dans la réalité... Césarienne sans anesthésie, visage passé aux rayons radioactifs, inoculation de maladies diverses dont la peste, tests de résistance au froid, tests de résistance à la douleur, amputations, vivisections, etc... Tout ceci est malheureusement vrai. De plus, le film est long et lent. Il n'y a aucun dialogue entre les médecins et les prisonniers. Les seules paroles du film sont une voix off qui met en perspective historique les événements, et les commentaires du médecin russe qui a participé au procès de l'Unité 731, à la fin de la Seconde Guerre Mondiale... La bande-son est aussi très angoissante...
Ci-dessous, une scène où les médecins veulent tester la résistance à la douleur de cette patiente en lui arrachant les dents avec une tenaille. La scène n'est pas reproduite en entier (elle dure encore quelques minutes) mais est susceptible de choquer certaines personnes.
Le lot des horreurs est quand même conséquent et on a le droit d'être mal à l'aise devant certaines scènes, en concevant qu'elles sont crédibles et qu'elles pouvaient être bien pires dans la réalité... Césarienne sans anesthésie, visage passé aux rayons radioactifs, inoculation de maladies diverses dont la peste, tests de résistance au froid, tests de résistance à la douleur, amputations, vivisections, etc... Tout ceci est malheureusement vrai. De plus, le film est long et lent. Il n'y a aucun dialogue entre les médecins et les prisonniers. Les seules paroles du film sont une voix off qui met en perspective historique les événements, et les commentaires du médecin russe qui a participé au procès de l'Unité 731, à la fin de la Seconde Guerre Mondiale... La bande-son est aussi très angoissante...
Ci-dessous, une scène où les médecins veulent tester la résistance à la douleur de cette patiente en lui arrachant les dents avec une tenaille. La scène n'est pas reproduite en entier (elle dure encore quelques minutes) mais est susceptible de choquer certaines personnes.
Philosophy Of A Knife est sorti en DVD cet été et a été projeté dans un nombre très restreint de salles (au moins une projection en Espagne, lire ici). Andrey Iskanov sort ces temps-ci un nouveau long-métrage, The Tourist, déjà auréolé d'une réputation morbide. En effet, lors du tournage d'une scène, l'équipe du film ignorait qu'à quelques mètres d'eux se trouvait le cadavre d'une femme assassinée, qui sera trouvé par la police quelques heures plus tard... Glauque...
