dimanche 14 décembre 2008

Andrey Iskanov - Philosophy Of A Knife (2008)

Andrey-Iskanov-Philosphy-of-a-Knife
"Dieu a créé le Paradis, l'homme a créé l'Enfer", telle est la phrase choc inscrite sur le poster du troisième long-métrage du réalisateur russe Andrey Iskanov. Ce dernier s'est fait connaître en 2003 avec un premier opus remarqué dans le cénacle du cinéma d'horreur, Nails, qui narre les péripéties d'un homme qui se plante des clous dans le crâne pour atténuer des maux de tête. Iskanov développe un cinéma sans concession et assez dérengeant graphiquement. Le Russe n'hésite guère à provoquer le spectateur en lui montrant des scènes violentes en gros plans...

Andrey-Iskanov-Philosophy-ofèaèKnifeCette infirmière joue de la guimbarde pendant que derrière elle, un "médecin" découpe une tête à la hâche...

Philosophy Of A Knife est un film historique de 4h30 qui tient autant du documentaire que de la fiction. Entre 1937 et 1945, en Mandchourie, le gouvernement japonais à ouvert un camp d'expériences scientifiques surnommé Unité 731. En résumé, pour rivaliser avec les avancées scientifiques américaines et européennes, le Japon a décidé d'ouvrir un camp où des expériences sont pratiquées sur des humains, au mépris de toute éthique et toute humanité. Iskanov mêle images et films d'archives, témoignage d'un médecin russe qui a participé au procès de ces bouchers nippons et reconstitutions "fidèles" de ce qui se passait dans les laboratoires de l'Unité 731. Le film est ainsi en grande partie en noir et blanc, et Iskanov, comme Tarantino pour Death Proof, maltraite sa pellicule pour la rendre "datée". Heureusement pour le spectateur, le noir et blanc atténue l'horreur des images, qui ne sont pas ici saturées de rouge sang ou autres vives couleurs organiques.

Andrey-Iskanov-Philosophy-of-a-KnifeDeux prisonnières qui vont en baver...

Le lot des horreurs est quand même conséquent et on a le droit d'être mal à l'aise devant certaines scènes, en concevant qu'elles sont crédibles et qu'elles pouvaient être bien pires dans la réalité... Césarienne sans anesthésie, visage passé aux rayons radioactifs, inoculation de maladies diverses dont la peste, tests de résistance au froid, tests de résistance à la douleur, amputations, vivisections, etc... Tout ceci est malheureusement vrai. De plus, le film est long et lent. Il n'y a aucun dialogue entre les médecins et les prisonniers. Les seules paroles du film sont une voix off qui met en perspective historique les événements, et les commentaires du médecin russe qui a participé au procès de l'Unité 731, à la fin de la Seconde Guerre Mondiale... La bande-son est aussi très angoissante...

Ci-dessous, une scène où les médecins veulent tester la résistance à la douleur de cette patiente en lui arrachant les dents avec une tenaille. La scène n'est pas reproduite en entier (elle dure encore quelques minutes) mais est susceptible de choquer certaines personnes.

video

Philosophy Of A Knife est sorti en DVD cet été et a été projeté dans un nombre très restreint de salles (au moins une projection en Espagne, lire ici). Andrey Iskanov sort ces temps-ci un nouveau long-métrage, The Tourist, déjà auréolé d'une réputation morbide. En effet, lors du tournage d'une scène, l'équipe du film ignorait qu'à quelques mètres d'eux se trouvait le cadavre d'une femme assassinée, qui sera trouvé par la police quelques heures plus tard... Glauque...

5 commentaires:

loskar a dit…

holy fuck! un film qui pourrait faire passer CANNIBAL HOLOCAUST pour un doc de Nicolas Hulot! damn!

eelsoliver a dit…

je fais partie des 5 personnes en france à avoir vu ce film, soit l'oeuvre la plus barbare et la plus malsaine de toute l'histoire du cinéma!
Je tiens un blog ciné et tu trouveras la critique de ce film ds la catégorie inclassable.
Voici l'adresse:
http://cinemadolivier.canalblog.com/
à bientôt j'espère pr partager des impressions!

Anonyme a dit…

"L'UNITE 731 OU LA NEGATION DE L'ETRE HUMAIN"...LE FILM "PHILOSOPHY OF A KNIFE" (Philosophie d'un scalpel) EST UNIQUE EN SON GENRE. QUELLE PENSEE PEUT-IL BIEN Y AVOIR DANS UN SCALPEL DE CHIRURGIEN ? QUELLE PHILOSOPHIE ? ABSOLUMENT AUCUNE...ET C'EST LA QUE L'ATROCITE COMMENCE, CAR C'EST LE SCALPEL QUI AGIT DE LUI-MEME, COMME DEVENU UN INSTRUMENT AUTONOME QUI "PENSE" A SA FACON...ET COMMENT PENSE-T-IL ? EN TRANCHANT...ET QUE TRANCHE-T-IL ?DES ETRES HUMAINS...SITUATION INDESCRIPTIBLE PAR DES MOTS...MAIS LA OU CES FAIBLES MOTS NE PEUVENT PLUS RIEN, L'IMAGE PEUT...ON CONNAISSAIT "MEN BEHIND THE SUN" DE TUN FEI(1988) MAIS CETTE OEUVRE D'Andrey ISKANOV VA ENCORE PLUS LOIN POUR tenter de decrire LA REALITE HISTORIQUE DU PLUS GRAND CAUCHEMAR DE L'HISTOIRE HUMAINE...CE FILM A DONC VALEUR DE DOCUMENTAIRE, ON DOIT LE REPETER..IL FAUT DONC ABSOLUMENT LE VOIR ET CE, POUR LES RAISONS QUI SERONT EVOQUEES ICI. QUALIFIER UNE OEUVRE (TEMOIGNAGE DES ATROCITES JAPONAISES) DE "MALSAINE" NE SERT DE RIEN. AU CONTRAIRE, C'EST SE VOILER LA FACE ET IGNORER L'HISTOIRE...ET L'ON SAIT BIEN QUE CE QUI EST OUBLIE (DONC IGNORE) REVIENDRA...CE FILM EST BASE SUR DES FAITS REELS, IL FAUT BIEN LE RAPPELER. CE N'EST PAS UN FILM "GORE", D'"HORREUR" : L'HISTORICITE DES FAITS EST BIEN PIRE QUE CELA : ELLE VOUS MET EN FACE DE L'INSUPPORTABLE REALITE...SI SEULEMENT CE FILM N'AVAIT PU ETRE QU'UNE INVENTION ! MAIS NON...la realite depasse toujours la fiction...CE QUI SE DEROULA A PINGFANG, TOUT PRES D'HARBIN (CHINE), LORS DE LA SECONDE GUERRE SINO-JAPONAISE (1937-1945) NE PEUT ETRE DECRIT...LE JAPON DU XXIeme SIECLE NE VEUT PAS VOIR EN FACE CET EPISODE DE SON HISTOIRE...LE LIEUTENANT COLONEL Shiro ISHII (MORT PAISIBLEMENT EN 1959), COMMANDANT DE CE VASTE CENTRE (8 DIVISIONS, 150 BATISSES SUR 6KM2)VENAIT DE L'UNIVERSITE DE KYOTO...SPECIALISE DANS LA RECHERCHE BACTERIOLOGIQUE, IL FUT PLACE A LA TETE D'UN MILLIER D'ASSISTANTS DONT LE BUT ETAIT D'EXPERIMENTER - SUR DES PRISONNIERS, DITS "MARUTA" (BUCHES DE BOIS) - TOUT CE QUE SA CURIOSITE VOULAIT...CURIOSITE NON PAS SCIENTIFIQUE MAIS DIABOLIQUE...A PARTIR DU MOMENT OU LES JAPONAIS N'AVAIENT PAS SIGNE LA CONVENTION DE GENEVE, IL POUVAIENT SE PERMETTRE DE FAIRE PRISONNIER DES HOMMES, FEMMES ET ENFANTS, ET DE LES TRAITER COMME DES MORCEAUX DE BOIS, CE QU'ILS FIRENT SANS AUCUN SCRUPULES...IL EST FORT REGRETTABLE QUE LE FILM D'ISKANOV NE SOIT PAS PROJETE - DANS UNE VERSION RACCOURCIE - DANS LES COLLEGES,LES LYCEES ET LES UNIVERSITES...LE PRESTIGE DE L'EMPIRE DU SOLEIL LEVANT - SI CHER AUX AMATEURS D'ARTS MARTIAUX ET AUTRES RELIGIONS EXOTIQUES - EN SERAIT ANEANTI...LE PROCES DE NUREMBERG AVAIT BEAUCOUP PARLE DES EXPERIENCES DU DOCTEUR JOSEPH MENGELE...MAIS CE PETIT MEDECIN DES CAMPS DE LA MORT FUT UN JOYEUX BAMBIN COMPARE A SHIRO ISHII ET A SES BOURREAUX DEGUISES EN SCIENTIFIQUES...CAR L'ART DE LA CRUAUTE EST BEL ET BIEN JAPONAIS...CETTE CIVILISATION EN DETIENT LA PALME...QUE L'ON SE RENSEIGNE, QUE L'ON SE SOUVIENNE DU "VIOL" DE LA VILLE CHINOISE DE NANKIN. PAR AILLEURS, IL EST EVIDENT QUE L'ASIE POSSEDE A UN TRES HAUT DEGRES LA FACULTE DE NIER L'ETRE HUMAIN ET SES DROITS, QUE L'ON VOIT NOTAMMENT LE CAMBODGE (Phnom Penh, prison S-21)...IL FAUT DONC VOIR CE FILM...NON PAR CURIOSITE MALSAINE, NON PAR GOUT DE L'ATROCITE (ON OSE IMAGINER UN TEL GOUT) MAIS POUR MIEUX COMPRENDRE LE JAPON ET JUSQU'OU L'ABSENCE DES DROITS DE L'HOMME CONDUIT...VOIR DANS UN HOMME, UNE FEMME, UN ENFANT, UN MORCEAU DE BOIS, LE TRAITER COMME SI CELA ETAIT REELLEMENT VRAI, VOILA CE QUE CELA PRODUIT : L'HORREUR ABSOLUE...A NOTER QUE LE GENERAL MC ARTHUR, LORS DES PROCES D'APRES-GUERRE, FIT EN SORTE DE NE PAS ENNUYER TOUS CES BOURREAUX JAPONAIS, A COMMENCER PAR SHIRO ISHII, A CONDITION QUE LES RESULTATS DE CES EXPERIENCES SOIENT REMIS A L'ARMEE AMERICAINE...EN CELA, IL PARTICIPA A L'HORREUR...A PARTIR DU MOMENT OU VOUS NE CONSIDEREZ PLUS L'AUTRE COMME UN ETRE HUMAIN, TOUT EST POSSIBLE...ON DIRA : LES VICTIMES ETAIENT LA AU MAUVAIS ENDROIT ET AU MAUVAIS MOMENT...PLAISE A DIEU QUE CELUI QUI LISE CES LIGNES NE SE TROUVE JAMAIS A CE MAUVAIS ENDROIT-LA...L'ENDROIT OU ON PEUT TOUT A COUP NOMMER UN HOMME PAR UN SIMPLE NUMERO ET S'EN SERVIR COMME S'IL ETAIT DEVENU UNE BUCHE DE BOIS...C'EST PAR UN FILM COMME "PHILOSOPHY OF A KNIFE" QUE CETTE HORREUR-LA, CET ANTI-MONDE, NE REVIENDRA PLUS...IL FAUT, DU MOINS, LE DESIRER ARDEMMENT... JAN

hcor a dit…

Je suis d'acord avec toi, ce film révèle une réalité historique. On enseigne aujourd'hui aux élèves les expériences et les conditions de vie dans les camps de concentration nazis, mais pourquoi ne pas aussi y évoquer ceux d'Asie? Pourquoi cacher à notre monde la vérité? Certes je n'irais pas jusqu'à projeter dans nos écoles ces images, mais le fait d'en parler, car avant de choisir comme sujet de tpe les guerres bactériologiques, je n'avait jamais encore entendu parler de ces atrocités.

Anonyme a dit…

ce film reflete une réalité horrible et tres angoissante que bocoup de gens ignore,comment peux t'on faire subire de tel atrocité a l'etre humain ?!!ce film est chocan dc pour tte personne souhaitan le regarder je vous le dit gardé le coeur bien accrocher..