mercredi 18 août 2010

Khavn de la Cruz - Vampire of Quezon City (2006)

Khavn-de-la-Cruz-Vampire-Quezon-City
Khavn de la Cruz est un des réalisateurs les plus prolifiques et les plus fous des Philippines. Sûrement le fou le plus prolifique avec plus de 100 courts métrages et 28 longs métrages en dix ans. Khavn fait partie de cette génération qui doit son salut au numérique et à la possibilité de filmer, monter et diffuser à coûts réduits des films tournés en DV.

Khavn-de-la-Cruz-Vampire-Quezon-CityUne victime sexy de l'aswang.

Khavn-de-la-Cruz-Vampire-Quezon-CityKhavn de la Cruz se paie un flash bergmanien.

Dans Vampire of Quezon City, Khavn de la Cruz se livre à une expérimentation originale sur le mythe du vampire. Plus exactement de l'aswang, une goule dans le folklore philippin. Les aswangs sont les plus craintes des créatures surnaturelles aux Philippines et sont le sujet d'une grande variété de mythes et des histoires. Le mythe de l'aswang est très vivace dans la province de Capiz, ce qui fait dire à un des personnages du film qu'il s'étonne de voir un aswang à Quezon City, dans la métropole de Manille, alors qu'il apparaît plutôt à Capiz.

Khavn-de-la-Cruz-Vampire-Quezon-CityLe vampire se lèche les doigts ensanglantés.

Khavn-de-la-Cruz-Vampire-Quezon-CityIl y a toujours une religieuse dans les films de vampires...

Très peu de scénario et de narration dans Vampire of Quezon City. C'est surtout un film d'ambiance. D'ambiance assez malsaine, filmée en noir et blanc, parfois en 8 mm, rythmée par des sirupeuses et hypnotiques orgues d'église. D'ailleurs le film est bourré de croix, d'icônes religieuses et de chapelets. Une religieuses subira même les sévices du vampire. Khavn pousse l'abjection et la provocation en montrant torture, coprophagie, cannibalisme et nécrophagie. Avec un budget qu'on imagine très réduit, Khavn de la Cruz réussit à réaliser un film solide très original. Il est vraiment temps que ses films soient diffusés en France.


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Extrait de Vampire of Quezon City.

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